Comment randonner en hiver comme un.e Canadien.ne à toute épreuve
Il fait froid ici! Mais bon, à cette période de l’année au Canada, c’est pas vraiment une surprise.
La bonne nouvelle? Pas besoin de mettre les aventures sur pause. En fait, embrasser la rigueur de l’hiver et sortir malgré les éléments, c’est presque comme découvrir une nouvelle passion. Il y a la rando… et puis il y a la rando d’hiver.
Depuis ma cour arrière à Squamish (à seulement 45 minutes de Whistler et de Vancouver), les sentiers ne manquent pas. J’adore être dehors toute l’année — que ce soit pour une balade tranquille en forêt ou une aventure en haute montagne. Mais si la rando hivernale t’intimide un peu, ce guide est là pour t’aider à sortir en toute sécurité, avec confiance et respect pour la nature — pour profiter à fond de notre magnifique paradis enneigé.
Alors, prends ton sac à dos, un café de chez Timmies, et prépare-toi à explorer.
Avant de partir dehors
Évidemment, une rando hivernale demande un peu plus de préparation. Il faut composer avec le froid, le vent, la neige, la glace et des journées plus courtes. En plus, la route jusqu’au départ du sentier peut être glissante. Avant même de faire ton premier pas, pense à ces quelques points :
1. Planifie pour le meilleur, prépare-toi pour le pire.
Demande-toi : est-ce que je comprends bien le sentier, la météo et les risques avant de partir ? Est-ce que j’ai tout ce qu’il faut pour les conditions d’aujourd’hui ? Être préparé, ça ne veut pas dire s’attendre au pire, mais être prêt si jamais ça arrive. En hiver, une bonne préparation peut faire toute la différence entre une belle journée dehors et une expérience franchement traumatisante.
2. Fais tes devoirs.
Voici ta checklist incontournable: Télécharge des cartes hors ligne (et garde une copie de secours au cas où ton téléphone meurt). Connais ton heure de demi-tour et la durée de clarté. Partage ton plan de rando et ton heure de retour prévue avec une personne de confiance.Vérifie la météo et les bulletins d’avalanche le jour même. Pars du principe que tu n’auras pas de réseau cellulaire.
3. Emporte ces essentiels (et apprends à t’en servir!).
Quel équipement as-tu, et sais-tu vraiment comment l’utiliser ? Quel système de navigation vas-tu utiliser ? Apprends à lire ta carte ou ton appli avant de partir. Tu comptes emmener un communicateur satellite ? (C’est surtout pour les randos en arrière-pays ou sur plusieurs jours.) Si oui, familiarise-toi avec ton appareil : comment envoyer des messages, activer le suivi, vérifier la météo, ou utiliser la fonction SOS.
Beaucoup de randonneur·euse·s hivernaux au Canada utilisent aussi des dispositifs de traction — raquettes ou crampons — pour éviter de glisser sur la neige et la glace. Et n’oublie surtout pas la lampe frontale avec des piles neuves : c’est indispensable si la nuit tombe plus vite que prévu.
4. Habille-toi intelligemment.
Couches, couches, couches. C’est comme ça qu’on survit à l’hiver canadien. Mais évite quand même de ressembler à une guimauve géante. Avant de partir, habille-toi pour être un peu frais·che au départ — l’idée, c’est de ne pas transpirer. As-tu assez de couches pour rester au chaud si la météo change? En hiver, mieux vaut commencer la rando en ayant un peu froid : la transpiration peut te glacer très vite quand les températures chutent sous zéro. Le combo gagnant: une couche de base, une couche intermédiaire isolante, et une couche extérieure coupe-vent et imperméable. Choisis des tissus synthétiques ou de la laine, mais jamais de coton!
5. N’oublie pas les petits trucs.
Ce sont souvent les détails qui font toute la différence quand c’est exactement ce dont tu avais besoin. Pense à emporter: des chaussettes de rechange, un cache-cou (buff), des chaussures sèches pour après la rando, de la vaseline, et un sac pour ton équipement mouillé. Ce sont les petites choses qui comptent.
6. Fixe-toi des attentes réalistes.
Tiens compte de ton rythme, des conditions hivernales, des heures de clarté et de ta forme physique. Des applis comme AllTrails sont super pour planifier, mais ne te fie pas trop aux estimations de rythme d’été. En hiver, la marche est presque toujours plus lente: bottes au lieu de chaussures de trail, sac plus lourd, neige sous les pieds et journées plus courtes. Sois réaliste sur ce que tu peux accomplir.
Sur les sentiers
Évidemment, il y a plusieurs choses à garder en tête une fois que tu es vraiment sur les sentiers enneigés. Commence par ça:
1. Reste hydraté·e et plein·e d’énergie.
Quand as-tu mangé ou bu pour la dernière fois — et c’est quoi ton prochain arrêt ? Le froid fait brûler plus de calories, alors emporte (et rapporte) plein de collations pour garder ton énergie. Petit conseil : ne laisse pas ton sandwich geler comme une brique ! Range tes snacks dans les poches intérieures pour les garder au chaud ou apporte un petit réchaud de camping pour te préparer une soupe ou un repas déshydraté.
2. Garde des plans flexibles.
L’un des trucs à savoir sur la rando hivernale, c’est que les conditions changent vite : les sentiers peuvent devenir glacés, trop enneigés, ou juste trop exigeants selon ta forme du jour. Faire demi-tour, ce n’est pas un échec — c’est du bon sens. Quand l’hiver fait des siennes, reste prudent·e. Et puis, crois-moi, ça fera une super anecdote plus tard — les histoires de “fun de type 2” sont toujours les meilleures!
3. Profite de l’expérience.
Oui, c’est un peu cliché, mais rappelle-toi la chance que tu as : du temps, les moyens et la forme physique pour randonner en hiver au Canada. Prends un moment pour être reconnaissant·e. Remercie ton corps de t’avoir porté dehors dans le froid. Écoute le silence de l’hiver. Regarde ta respiration dans l’air. Observe les flocons de neige — chacun est différent.
Après la rando
Quand les bottes sont enlevées, que tu sors d’une bonne douche chaude et que tu tiens une boisson réconfortante entre tes mains, n’oublie pas de prendre un moment pour réfléchir et boucler ton aventure. Voici comment:
1. Fais-toi plaisir.
À la fin, t’es probablement gelé·e, affamé·e et épuisé·e. Tu as affronté les sentiers d’hiver, alors évidemment, tu mérites une récompense. Selon l’endroit où tu te trouves au Canada, ça pourrait être une poutine ou une bière artisanale. Peut-être une longue douche chaude suivie d’un partage de ton aventure avec des ami·e·s. À Squamish, la combinaison parfaite après la rando, c’est: un passage au sauna, un cidre chaud ou un chocolat chaud avec un beignet.
2. Évalue ton expérience.
Prends un moment pour réfléchir à ce qui a bien fonctionné et ce qui aurait pu être mieux. Est-ce que tu avais tout ce qu’il te fallait? Y a-t-il quelque chose que tu aurais pu laisser à la maison ou que tu aurais aimé avoir? Note-le pour la prochaine fois!
3. Pense à ce que tu as appris.
Si tu as adoré l’expérience et veux recommencer, prends un instant pour penser à ce que tu as appris. Chaque sortie t’enseigne quelque chose, et ces petites leçons rendent la prochaine aventure encore meilleure.
La rando hivernale demande un peu plus, mais elle redonne encore plus. Les Canadien·ne·s savent l’apprécier


