24 heures à Osaka

Ou quoi manger dans la capitale culinaire du Japon

11.08.17
par Marie

Troisième ville la plus peuplée et capitale culinaire du Japon, Osaka fait le bonheur des gourmets, des gourmands et des gloutons. On te présente nos recommandations pour y passer une journée bien remplie en accordant une place de choix à la gastronomie locale. Un petit conseil : opte pour des vêtements amples, parce que ce n’est pas ici que tu vas jeûner. Bienvenue au royaume de la bouffe de rue japonaise!

Premier arrêt : le musée des célèbres nouilles instantanées Momofuku AndoCe musée retrace l’histoire de Momofuku Ando qui a consacré une partie de sa vie à la création de la parfaite tasse de nouilles instantanées pour aboutir en 1958 à un produit qui a connu une popularité planétaire comme en témoignent les quelque 800 emballages de nouilles instantanées d’un peu partout dans le monde qui y sont exposés. L’activité la plus intéressante du musée est l’atelier de création d’une tasse de nouilles instantanées personnalisée. On commence par le design et la décoration de la tasse, on choisit le bouillon et les ingrédients et on finit par le scellage et l’emballage. Si tu cherchais un cadeau original à rapporter, le voici! L’entrée au musée est gratuite; la tasse de nouilles coûte 300 yens (4 $). 

Toutes ces nouilles nous ont ouvert l’appétit. Découvrons maintenant les spécialités locales.

Prochaines destinations : Dotonbori, marché Kuromon-Ichiba et Sinsekai.

Dotonbori est une explosion de néons, d’enseignes et de façades ornées d’animaux en bas-relief. On s’y rend pour faire les boutiques, prendre un bain de foule ou manger à de petits comptoirs d’environ 7 personnes les mets typiques d’Osaka, soit l’okonomiyaki, le takoyaki et le kushikatsu. Ces trois repas s’accompagnent à merveille d’une bière légère.

Okonomiyaki qui signifie « ce que vous aimez/voulez » (okonomi) et « grillé » (yaki) est une sorte de crêpe-pizza-omelette japonaise. Du côté des ingrédients, il ne semble pas y avoir de limite : porc, fruits de mer, fromage, kimchi, œuf, etc. Traditionnellement, on la mange à même la plaque chauffante sur laquelle elle est préparée.

« En plus, tu pourras voir un immense fugu flotter dans le ciel (oui, le poisson hautement toxique). »

Le takoyaki est un beignet de pâte à crêpe au poulpe nappé de sauce BBQ japonaise et de mayonnaise et saupoudré d’échalotes et de flocons de bonito (poisson séché). On peut en manger à Dotonbori ainsi qu’au marché Kuromon-Ichiba qui offre aussi une variété de fruits de mer et de légumes tempura en brochette.

Le kushikatsu est une brochette de viande, de légumes ou de fruits de mer panés qu’on trempe dans une sauce soya sucrée. Daruma a été un des premiers restaurants à l’offrir sur son menu, ce qui lui a permis de se hisser au statut d’institution. On trouve des Daruma un peu partout dans la ville, dont à Sinsekai. Si tu aimes l’effervescence urbaine, mais recherches un endroit moins intense que Dotonbori, dirige-toi vers Sinsekai. Ce quartier est un peu plus tranquille, mais il verse tout autant dans la démesure. En plus, tu pourras voir un immense fugu flotter dans le ciel (oui, le poisson hautement toxique). Après avoir bien mangé, on se laisse couler jusqu’à vingt mille lieues sous les mers. Passons à l’aquarium d’Osaka.

Considéré comme le meilleur aquarium au monde, l’Aquarium Kaiyukan recrée plusieurs écosystèmes marins d’un peu partout dans le monde, comme celui de la grande barrière de corail australienne et de la banquise de l’Antarctique. On peut y voir une impressionnante variété d’animaux marins, dont des requins-baleines, des méduses, des manchots empereurs, des otaries et des hippocampes. On peut même y flatter des requins et des raies. Spoiler alert : les premiers sont rugueux, tandis que les secondes sont gluantes. Sautons du coq à l’âne et passons des poissons aux vêtements. Mettons le cap sur Amerikamura pour aller observer les jeunes Japonais.

« On y va pour dénicher des trouvailles, mais surtout pour regarder la foule bigarrée. »

Harajuku d’Osaka, Amerikamura est un quartier comptant de nombreux cafés, boutiques et bars vers lequel converge la jeunesse d’Osaka. On y va pour dénicher des trouvailles, mais surtout pour regarder la foule bigarrée. Notre meilleur endroit de people watching : le Triangle Park. Si tu as un petit creux, on recommande Hokkyokusei pour la omurice, une omelette fourrée de riz et accompagnée de sauce - question de rester dans la thématique bouffe de rue.

Jusqu’au milieu des années 1990, la réglementation japonaise interdisait les brasseries de petite échelle. Cette situation a favorisé l’implantation de grands brasseurs de bière sans personnalité. Aujourd’hui, le marché des microbrasseries japonaises prend de l’ampleur, mais n’est pas aussi établi que celui des microbrasseries canadiennes. Victime de sa rareté, la bière de microbrasserie est plutôt coûteuse au Japon, mais le chaleureux pub Beer Belly y sert de la Minoh brassée en ville, à prix raisonnable. On a adoré la pale ale ainsi que le burger bœuf et bacon. On t’avait dit pour les vêtements amples, n’est-ce pas?

Après une journée et une bedaine bien remplies, on rentre se coucher dans notre confortable chambre japonaise tapissée de tatami à l’auberge HI Shin-Osaka. Située au cœur de la ville, l’auberge est facilement accessible puisqu’elle est à 5 minutes à pied d’une des plus importantes stations du pays. Du haut du dixième étage, les chambres offrent une vue imprenable sur la ville. Après un tel périple, inutile de dire qu’on y dort à poings fermés.

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