Rencontre imprévue avec des fans de soccer: ma meilleure expérience d’auberge à ce jour

26.01.26

Dès que j’ai franchi la porte de mon auberge à Seattle, j’ai su que j’étais au bon endroit.

Des partisans de soccer venus du Brésil, de l’Argentine et du Japon circulaient dans l’auberge. Ils étaient tous là pour voir leurs équipes respectives participer à la FIFA Club World Cup, un tournoi international organisé dans plusieurs villes des États-Unis.

La majorité venait d’Amérique du Sud, un continent reconnu pour ses partisans de soccer passionnés et habitués à voyager. L’Argentine était représentée par River Plate, de Buenos Aires, tandis que le Brésil l’était par Botafogo, de Rio de Janeiro. Après avoir déposé mes bagages, j’ai aperçu un groupe d’Argentins, vêtus des couleurs rouge et blanche de River Plate, qui partageaient du maté dans la salle commune.

J’aime le soccer. J’en parle volontiers dès que l’occasion se présente. Je l’aime pour de nombreuses raisons, notamment pour son caractère international. Entouré de personnes qui partageaient le même enthousiasme, j’avais très envie d’engager la conversation.

Entamer une discussion lorsqu’on voyage seul peut être difficile ou demander un bon moment. Je suis à l’aise pour parler avec n’importe qui, mais j’ai tout de même besoin que les conditions soient réunies pour une première approche. Lorsque je suis seul dans une auberge, il est rare que je n’aie pas envie de discuter. Ce n’est pas parce que je me sens seul, mais simplement parce que je suis toujours heureux d’être interrompu, même si je suis en train de souper ou plongé dans un livre.

Lors de ce voyage en particulier, j’ai eu la chance qu’une courte conversation se transforme en un moment mémorable.

Alors que j’hésitais devant un réfrigérateur peu garni dans le magasin d’alcool à côté de mon auberge, j’ai remarqué que deux gars près de moi avaient le même problème : choisir quelle bière acheter. Après quelques échanges amusants sur notre indécision, la discussion s’est naturellement engagée. Ils s’appelaient Felipe et Mattheus et portaient les couleurs noir et blanc de Botafogo. Ils ont été très surpris d’apprendre qu’un Britannique avait voyagé du Canada aux États-Unis pour voir jouer leur équipe brésilienne.

Nous avons trouvé un point commun dans le fait que nous aimions tous le soccer et que nous avions voyagé au même endroit pour le regarder.

Le match de Botafogo contre l’équipe locale, les Seattle Sounders, était la raison pour laquelle j’avais fait le voyage depuis Vancouver. J’avais toujours voulu voir le soccer brésilien de près et, sans me rendre directement à la source, c’était ce qui s’en rapprochait le plus. Felipe et Mattheus avaient voyagé depuis Rio et, à ma grande joie, séjournaient dans la même auberge que moi. Une heure plus tard, nous nous sommes retrouvés pour partager quelques bières à l’auberge.

Nous avons échangé des histoires sur nos pays d’origine, parlé de politique et trouvé un point commun dans le fait que nous aimions tous le soccer et que nous avions voyagé au même endroit pour le regarder.

Le temps filant, il a bientôt été l’heure de se diriger vers le Lumen Field pour le coup d’envoi. Je m’attendais à passer la soirée seul : une marche tranquille jusqu’au stade, suivie d’un bon match et d’un repas avant de rentrer me coucher tôt. Felipe et Mattheus avaient d’autres plans. Ils m’ont invité à me joindre à eux pour la marche jusqu’au stade, une offre que je ne pouvais pas refuser compte tenu de l’ambiance positive que je souhaitais maintenant partager.

Avant de partir, Felipe s’est arrêté près de la porte et est monté en courant à sa chambre en criant : « Je vais te donner mon chandail de rechange ! » Il m’allait parfaitement. J’étais devenu le plus récent membre du clan Botafogo, et sans doute le seul à ne pas parler portugais.

En chemin, ils m’ont appris les paroles de quelques chants de base de Botafogo, ce qui me permettait de contribuer à l’ambiance sonore pendant que nous empruntions le parcours pittoresque du Waterfront de Seattle.

« FOGOOO, FOGOOO », scandions-nous, tandis que certains passants souriaient et que d’autres semblaient perplexes.

À l’intérieur du stade, au milieu d’une mer de partisans brésiliens, j’ai compris que je faisais partie de quelque chose de spécial. J’ai retrouvé une sensation que je n’avais pas ressentie depuis près de quatre ans : ce sentiment de solidarité que j’éprouvais en soutenant mon équipe chez moi. Tout le monde était réuni au même endroit pour la même raison, animé d’une énergie pleine d’espoir et convaincu que ses encouragements pourraient inspirer les joueurs sur le terrain.

C’était le moment idéal pour séjourner dans une auberge. Tout grand événement, qu’il s’agisse d’un tournoi sportif ou d’un festival de musique, rassemble des personnes de tous horizons.

Cette ambiance de soutien a certainement aidé pendant le match. Deux buts ont permis à Botafogo de l’emporter et, à chaque but, mon section a explosé de joie. Même en l’absence de buts, le bruit était constant tout au long de la rencontre. Je participais dès que je le pouvais, en reprenant les chants que Felipe et Mattheus m’avaient appris.

Je vivais un moment exceptionnel en soutenant une équipe que je connaissais peu, aux côtés de gars rencontrés seulement quelques heures plus tôt, mais avec qui j’avais l’impression d’avoir des liens de longue date. Cette expérience dépassait largement mes plans initiaux, qui consistaient à être assis seul dans le stade en me demandant simplement ce que j’allais manger pour le souper.

C’était le moment idéal pour séjourner dans une auberge. Tout grand événement, qu’il s’agisse d’un tournoi sportif ou d’un festival de musique, rassemble des personnes de tous horizons. Cela transforme des lieux comme les auberges en véritables espaces d’échange et d’effervescence.

Ma soirée s’est poursuivie avec des célébrations d’après-match qui se sont prolongées tard, jusqu’à 2 h du matin. Les Brésiliens ont à peine eu le temps de dormir avant de quitter l’auberge à 5 h pour prendre leur vol matinal vers Los Angeles, en vue du prochain match. Même si je n’enviais pas leur manque de sommeil, j’éprouvais un certain pincement au cœur pendant que mon autobus remontait l’autoroute I-5 et qu’ils poursuivaient leur aventure.

Ils ne quitteraient pas les États-Unis avant l’élimination de leur équipe du tournoi, et je savais que je ne les reverrais pas avant d’accepter leur invitation à visiter le Brésil. J’espère pouvoir donner suite à cette invitation, même si, je l’admets, j’ai souvent fait des projets avec des personnes que je connaissais à peine. Bien souvent, ils n’aboutissent à rien. Cette fois-ci, toutefois, j’espère revoir Felipe et Mattheus, peut-être pour un autre match de Botafogo, cette fois à Rio.

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